Vous avez besoin d’une grande voiture mais vous ne raffolez ni du monospace – pas assez esthétique – ni du 4 x 4 – trop gros. Quelque peu oubliée depuis l’arrivée des SUV et autres cross-over, la berline est toujours là pour vous servir. Alors, voiture de papa ou de papy ?

[highlight]1 BMW SÉRIE 3 GT[/highlight]
FAUX AIRS DE LIMOUSINE
Pour épauler la berline et le break (touring chez les Allemands), la gamme Série 3 accueille la GT (Gran Turismo), pour ceux qui n’aiment pas les breaks et qui trouvent la berline trop avare au niveau des places arrière. Avec 20 centimètres en longueur et 8 centimètres en hauteur de plus que la version Touring, la Série 3 GT impose son gabarit à rallonge.
Mais, malgré l’apparition d’un becquet actif qui se déploie à partir de 110 km/h, on a perdu indéniablement en dynamisme. Les principaux changements profitent aux passagers arrière qui bénéficient d’un espace aux jambes comparable à celui d’une Série 7. La banquette arrière est une vraie 3 places où trois sièges bébé logent sans souci. Et pour donner encore plus d’espace, cet immense habitacle profite d’une belle surface vitrée incluant un toit ouvrant panoramique. Le coffre aussi a pris du volume. Avec 520 litres, il fait mieux que le Touring. Et en inclinant les sièges arrière (mode cargo), on gagne même 35 litres de plus. Et, sièges rabattus, on atteint 1600 litres. Au volant, pas de changement, on retrouve la planche de bord de la Série 3 avec son excellente finition et les différents modes de conduite allant de l’Éco Pro à Sport +.
La GT se présente comme l’outil parfait pour avaler du kilomètre en tout confort. Voiture du père tranquille en version 320 d de 184 ch, elle devrait être plus active en version 335i xDrive de 306 ch. Et même si elle perd en punch, elle devrait laisser plus d’un Scénic sur place !
TARIFS : Les qualités de cette voiture ne font aucun doute, à tel point qu’on se demande si BMW ne se tire pas une balle dans le pied ! Plus spacieuse et plus pratique que la Série 3, pour un tarif sensiblement identique… Moins dynamique que la Série 5, mais nettement plus abordable… De 36 450 euros pour la 318 d en finition lounge à 62 460 euros pour la 335 i xDrive en finition Luxury.

[highlight]2 CHEVROLET MALIBU[/highlight]
TAILLÉE POUR L’EUROPE
Lancée discrètement par Chevrolet fin 2012, la nouvelle Malibu répond pourtant davantage au marché européen que ses aïeules et ne manque pas de qualité. Serez-vous séduit ? D’extérieur, elle en impose avec ses 4,87 mètres de long pour 1,85 mètre de large posés sur de grosses roues de 18 pouces (en finition haut de gamme). Et avec ses feux rappelant la Camaro et la Corvette, le charme opère indéniablement. À l’intérieur, la finition est plutôt soignée, avec des pointes de chrome et une console centrale inspirée de celle de l’Opel Insignia. L’éclairage bleuté parcourant la planche de bord donne une touche un peu futuriste, comme dans le film Tron. Ne manque plus qu’Olivia Wilde sur le siège passager !
Avec son assise confortable, son espace correct à l’arrière, un grand coffre de 545 litres, la Malibu semble taillée pour la route. Sous son capot massif, elle héberge un moteur aux accents plutôt européens : un 4 cylindres de 2 litres développant 160 chevaux. On aurait pu rêver d’un bon vieux V 6 de plus de 3 litres aux tendances yankee, mais ce nouveau bloc-moteur n’a rien à voir. Adieu l’Amérique ? Oui, mais…
La vivacité du véhicule n’a plus rien à voir avec les modèles d’antan. Il faut dire qu’avec ses 1 595 kg, les 160 chevaux se révèlent nécessaires pour déplacer ce mastodonte des routes, mais trop faibles pour donner un caractère sportif à la conduite de l’engin. En revanche, l’autonomie (plus de 1000 kilomètres le réservoir rempli) et la consommation (6,3 litres lors de notre essai en parcours mixte) séduiront les gros rouleurs en ces temps de crise. Bien ancrée sur l’asphalte avec ses larges pneumatiques, une puissance pas trop nerveuse mais présente et un habitacle bien insonorisé, la Malibu est une parfaite routière.
TARIFS : À partir de 28000 euros. Préférez d’entrée de jeu la version haut de gamme (LTZ) pour «seulement»4800eurosdeplus, en version boîte mécanique, qui offre pléthore d’équipements (sellerie cuir, siège avant chauffant, démarrage sans clé, feux avant xénon…).

[highlight]3 ŠKODA OCTAVIA[/highlight]
MÉLANGE DES GENRES
La Skoda octavia sillonne nos routes depuis 1997. Premier modèle de l’ère Volkswagen, elle n’a cessé d’évoluer pour se germaniser, représentant 40 % des ventes Škoda (dont la moitié en break). Mérite-t-elle le détour ?
Si le design extérieur reste sensiblement dans le même esprit, on sent l’esprit du groupe allemand (VW, Audi, Seat, Škoda). Elle partage d’ailleurs le même châssis que la Golf 7, l’Audi A3 et la Seat Leon. Des airs d’Audi à l’avant… des airs de Seat à l’arrière… Un joyeux mélange, au final, qui lui confère sa propre identité. À l’intérieur, impossible de louper l’énorme écran de 8 pouces du système Columbus, tactile, résolution de 800 x 440 pixels, GPS, vidéo, MP3 et tout un tas d’autres services. Et vos passagers vous demanderont si vous n’avez pas fait monter un iPad au milieu de votre voiture. Disponible en option sur la finition Élégance, c’est beau et bien fait.
L’habitacle ne fait pas dans l’originalité, mais dans l’efficacité. Rigueur allemande ! L’ambiance intérieure est agréable et la sensation d’espace bien présente. Le conducteur profite d’un tableau de bord bien pensé tandis que les passagers arrière ne peuvent pas se plaindre. Espace aux jambes appréciable : même les plus costauds (notamment les lecteurs assidus de Men’s Health qui suivent tous nos conseils à la lettre) s’y trouveront à l’aise.
Équipé du 2.0 TDI de 150 ch boîte DSG, notre modèle d’essai nous plaisait avant même la mise en route du moteur. Bonne vivacité malgré le gabarit ! Et si les quelques détails de finitions sacrifiés sur l’autel de la rentabilité ont été pardonnés, le moteur bruyant aurait, tout de même, mérité une bien meilleure insonorisation, tant il gâche la tranquillité offerte par cette Škoda. Un peu ferme, comme toute bonne allemande sur routes dégradées, elle est faite pour avaler de l’autoroute et s’acquitte de sa mission avec brio. Grâce au couple généreux de 320 nm, les consommations restent raisonnables : moins de 7 litres aux 100 kilomètres. De quoi aller loin. Et de quoi voyager chargé, puisque le coffre offre une contenance de 590 à 1 580 litres, banquette rabattue. Ça en fait de la valise pour aller chez mamie.
TARIFS : Avec des tarifs compris entre 17 850 euros, pour le moteur 1,2 TSI en finition Active, et 29 450 euros pour le 2.0 TDI en finition Élégante, elle a de quoi séduire les amateurs de berline aux moyens financiers limités.

[highlight]4 PEUGEOT 508[/highlight]
MONSIEUR LE MINISTRE
Après l’arrêt de la 607 et de la Citroën c6, la 508 représente le haut de gamme de chez PSA. De quoi séduire une autre clientèle que nos ministres ?
Avec ses 4,79 mètres, la mission de la 508 est simple : proposer un espace intérieur digne de la feue 607, avec un encombrement extérieur équivalent de la 407. Les codes stylistiques de la marque au lion sont bien là. L’avant plongeant avec capot nervuré propose un dessin plutôt classe avec la juste dose de dynamisme. L’arrière est un peu moins réussi, avec une baguette chromée censée combler le vide stylistique. Seules les optiques donnent un peu de caractère à l’ensemble. Soit dit en passant, ouvrir le coffre sans poignée n’est pas une opération des plus aisées à réaliser…
L’intérieur est sobre, avec une planche de bord simple mais efficace et une finition soignée. La molette située derrière la boîte de vitesses tombe naturellement sous la main du conducteur et permet de contrôler l’ordinateur de bord facilement. En revanche, si la boîte à gant (réfrigérée) est de taille généreuse, il manque, à l’avant, quelques petits rangements pour un téléphone ou un simple ticket de parking. Par contre, deux porte-gobelets sont bien présents. On aime beaucoup le café chez Peugeot !
Au volant, bien assis dans un siège au confort impeccable, le conducteur est tranquille.
À l’arrière, les passagers, eux, profitent d’un espace généreux aux jambes. Le plus gênant avec le fleuron de Peugeot, c’est le manque de sensations au volant. La direction donne très peu d’informations sur l’adhérence. Confortable, accueillante avec des finitions plus que correctes, cette voiture ne déclenche pas d’enthousiasme. Pour ceux qui aiment conduire, elle risque d’être beaucoup trop timide. Elle devrait plutôt trouver son public auprès de ceux qui veulent juste se déplacer confortablement sans chercher le plaisir au volant.
TARIFS : Avec un premier prix de 24 300 euros pour la 1,6 litre VTi 120 ch, il faudra compter 43 000 euros (hors prime de l’État) pour le HYbrid4 en finition Féline.

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Bien dormir aussi, c’est important :
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