Cupping pour la récupération en musculation
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Des athlètes de niveau mondial font appel à la « ventousothérapie » pour leur récupération musculaire. Si l’effet visuel est impressionnant, qu’en est-il de l’efficacité de ce traitement. Zomm sur le Cupping et son intérêt en musculation.

Qu’est ce que le Cupping?

Pratiquée dans le monde entier depuis des siècles, l’extraction par ventouses ou Cupping est une méthode de soins faisant appel à des petits récipients en verre (ou en plastique) créant une succion de la peau là où ils sont appliqués. Cette aspiration s’obtient soit à l’aide d’une pompe fixée en haut de la ventouse (ce matériel de « ventouse à froid » est devenu plus courant aujourd’hui, car plus pratique) soit par une flamme introduite rapidement dans la ventouse afin de créer un appel d’air lors du refroidissement du verre : c’est la méthode ancestrale des ventouses dites « à chaud » dont on peut régulièrement voir les traces arrondies qu’elles laissent sur le corps de nombreux athlètes ou influenceurs qui se décident à tester le Cupping.

Comment fonctionne le Cupping ?

« L’extraction par ventouse agit comme les massages », explique Annie Marel, acupunctrice diplômée, « mais au lieu d’exercer une pression sur les muscles, ce sont les ventouses qui tirent doucement le muscle par effet de vide ». Souvent, on applique une huile de massage à l’endroit où la ventouse sera positionnée, ce qui permet au praticien de la faire glisser sur les zones où il y a douleur ou blocage. « Les ventouses activent la circulation sanguine, détendent les muscles et calment le système nerveux », explique la praticienne. « Elles peuvent déloger les toxines et favoriser le passage de l’énergie aux endroits de blocage, ces zones pouvant se situer jusqu’à dix centimètres sous la peau. Ce traitement a généralement une action apaisante sur le patient ».

Peut on avoir recours au Cupping pour la musculation ?

Le plus souvent cette thérapie est utilisée pour soulager les douleurs au cou et au dos, notamment celles qui sont consécutives à des traumatismes sportifs divers. « On peut cibler efficacement – et à n’importe quel endroit du corps – des muscles enraidis ou atteints de contractures« , précise Annie. « Cette thérapie est particulièrement efficace en cumul avec l’acupuncture qui aide le flux énergétique à circuler dans le corps et détend le patient ». La ventousothérapie a une action décongestive sur les poumons, permet de contrôler l’asthme et aider l’organisme à lutter contre le rhume. Dans ce genre de traitement (très répandu en Europe), l’application des ventouses se fait sur le haut du dos et la poitrine dans le but d’évacuer les toxines et de dissiper les congestions et « stagnations ». Pour la musculation, le cupping peut donc s’avérer très utile.

A quelle fréquence doit-on faire des séances de Cupping ?

« En général, une séance hebdomadaire convient bien. Les ventouses ne doivent pas être appliquées sur des endroits présentant encore un hématome », souligne Annie, et toutes les marques dues à la séance précédente devront avoir complètement disparu avant de renouveler le Cupping sur les mêmes zones. En général, plus la marque laissée est sombre, plus il y a de stagnations dans cette zone. « Au bout d’un certain nombre de séances, les marques deviennent plus claires. Le patient ressent moins de douleurs et il se remet plus rapidement », affirme Annie, ajoutant qu’il est généralement nécessaire de prévoir plusieurs séances. « Il faut du temps pour que le corps guérisse de façon naturelle. Sur le long terme, il est bien plus sain de traiter la cause du désordre plutôt que de la masquer par la prise d’antalgiques, ce qui se solde souvent par un enchaînement cyclique de douleurs et de soulagements temporaires ».