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Ils sont les rois de la table lors des fêtes de fin d’année. Foie gras, champagne, saumon, fruits de mer… Difficile de faire l’impasse sur ces incontournables de Noël ! Mais encore faut-il être vigilant sur la qualité des produits achetés. Voici quelques astuces pour ne pas se tromper

Bien choisir son foie gras

Attention à son origine

Le consommateur pense bien souvent que le foie gras est un produit du terroir. Hors la plupart des foies gras d’oie vendus en France proviennent de Hongrie. Gare aux étiquettes vantant donc l’origine de la matière première Made in France et non le lieu de production.

Les astuces sur sa composition

Ce grand classique de Noël est commercialisé sous différentes formes. Cependant, le vrai bloc de foie gras est une préparation composée de morceaux de lobes agglomérés améliorés d’un assaisonnement. Pour bien le choisir, vérifiez que la quantité d’eau ajoutée par l’assaisonnement ne dépasse pas 10% de la masse de la préparation. Pour le bloc « avec morceaux », la quantité d’eau ne doit pas dépasser 30% de la masse du produit.

Le saumon : gare au sucre !

Sur des toasts ou dans l’assiette, le saumon fumé est un met prisé. La DGCCRF recommande toutefois d’éviter les produits dans lesquels figurent du sucre parmi la liste des ingrédients.

Les mentions permettant de reconnaitre un bon saumon demeurent « le salage au sec » et « tranché à la main » soulignant l’exigence artisanale du produit ainsi que « jamais congelé », signe de la fraicheur du produit.

Méfiez-vous des emballages sous-vides, non conservés dans des bacs réfrigérés. Le saumon fumé se conserve normalement entre 0 et 4 degrés. Si des gouttelettes apparaissent sur l’emballage ou que le poisson « sue », c’est que le saumon est conservé dans de mauvaises conditions.

Enfin, votre choix final doit se porter sur un produit avec une belle couleur orange et ne doit comporter ni tâches brunes ni contours foncés, preuve que sa teinte a bien été conférée par la saumure et non par injection.

Le caviar : attention aux fausses appellations

Ces dernières années, la DGCCRF a relevé de nombreuses infractions dans la vente du caviar, notamment celle commercialisée sur Internet : caviar d’élevage présenté comme sauvage, espèces hybrides présentées comme caviar… Attention donc à ces petites arnaques qui s’attaquent au porte-monnaie.

Le caviar désigne des oeufs d’esturgeons salés. La teneur en sel doit figurer sur le produit et être comprise entre 3 et 5% du poids des oeufs.  Cependant, depuis 2006, la dénomination « caviar de polyodon » est autorisée pour la commercialisation des oeufs du poisson spatule importé des États-Unis. Le contour des grains doit être bien net. Mais contrairement au saumon, le choix du caviar se fait essentiellement sur l’étiquette. Il convient donc de bien savoir la décrypter : évitez les préparations à base d’algues ou de chair de poisson, d’eau, de gélifiants, d’arômes et de colorants qui imitent l’aspect du caviar.

Le champagne : la valse des fausses bulles

L’appellation Champagne doit figurer en caractère très apparents sur l’étiquette et être répétées sur la partie du bouchon en liège figurant sur le col de la bouteille, rappelle la Direction générale de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des fraudes.

N’achetez jamais un vin mousseux présenté comme un « jeunes vignes », un « hors-quantum » ou un « champagne déclassé », des termes flairant bien souvent l’arnaque avec des producteurs prêts à tout pour vendre leur produit en période de fêtes.

Les huîtres : lisez l’étiquette

Les appellations « Arcachon » ou « Oléron » figurent bien souvent sur les huitres. Mais sachez qu’elles proviennent rarement de ces villes. Car rien n’interdit aux ostréiculteurs d’accoler sur les bourriches l’image du dernier site d’élevage, même si l’huître n’a passé que quelques jours dans l’eau.

Pour flairer l’arnaque, lisez bien les étiquettes : la bourriche doit comporter le nom du producteur, la date de conditionnement, l’origine nationale de l’huître, son mode de production et la mention « Ces coquillages doivent être vivants au moment de l’achat« . Pour cela, privilégiez les bourriches portant le logo « ostréiculteur traditionnel » ou Indication géographique protégée (IGP).