D.R

L’Outlander PHEV évolue pour 2017. S’il ne change pas en apparence, le premier SUV hybride rechargeable du marché adopte dorénavant un nouveau mode électrique et un nouveau positionnement prix. De quoi larguer la concurrence

Mitsubishi Outlander PHEVLe Mitsubishi Outlander PHEV est un cas à part sur le marché des SUV. Non content d’avoir été le tout premier modèle hybride rechargeable lors de son lancement en 2013, c’est également le seul aujourd’hui à disposer de deux moteurs électriques pour animer les quatre roues motrices. En apparence, le millésime 2017 n’a pas changé d’un iota, si ce n’est l’ajout de projecteurs avant antibrouillard à LED.

C’est donc surtout à l’intérieur que le gros SUV évolue, avec en premier lieu l’arrivée d’un nouveau mode « EV » qui s’active par le biais d’un commutateur dédié. Celui-ci empêche le système PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicle) d’activer le moteur thermique afin de privilégier la conduite 100 % électrique sans bruit ni émission. Pourquoi un tel mode ? Tout simplement parce que les accélérations franches ou l’utilisation d’éléments de confort tels que le chauffage ou la climatisation ont pour conséquence de lancer automatiquement le moteur thermique. À ce petit jeu, le Mitsubishi Outlander PHEV affiche une autonomie maximale théorique de 54 km. Le reste du temps, si la batterie est presque vide ou si la conduite le nécessite, par exemple en côte, le moteur thermique fait office de générateur pour les deux moteurs électriques. Il peut également s’y substituer, soit au-delà de 65 km/h si les batteries sont vides, soit sur l’autoroute au-dessus de 120 km/h. Tout cela est géré automatiquement. D’autres technologies sont mises en œuvre pour récupérer de l’énergie, en particulier le frein moteur, redoutable d’efficacité. Arrivé à bon port, une simple prise 220 volts suffit pour recharger les batteries, même si on préférera un système de charge rapide. Au volant, le poids conséquent de l’Outlander PHEV (1 845 kg tout de même, dont 200 kg de batteries) l’empêche de nous coller au siège au démarrage. Il n’empêche, l’agrément de conduite est au rendez-vous, notamment en ville où son silence étonne eu égard à son gabarit. Sur autoroutes, les performances du moteur thermique sont légèrement en retrait face à un SUV thermique équivalent, mais loin d’être ridicules. Enfin, si la consommation est nulle en conduite électrique, on est bien au-dessus des valeurs annoncées par Mitsubishi avec le moteur thermique. Même si, là encore, eu égard au poids de la bête, les 7,5 l/100 km n’ont rien d’effrayant. Notez enfin qu’avec des rejets de CO2 limités à 42 g/km, l’Outlander PHEV peut non seulement prétendre à un bonus à l’achat, mais également au certificat qualité de l’air CRIT’Air le plus faible (plus le numéro de certificat est élevé, plus le véhicule pollue). En cas de pic de pollution, le gros SUV de Mitsubishi n’est donc pas concerné par les restrictions de circulation.

Le Mitsubishi Outlander PHEV en chiffres

  • Trois moteurs sinon rien ! L’Outlander PHEV est un hybride atypique. En effet, outre son moteur thermique, il embarque deux moteurs électriques pour ses quatre roues motrices.
  • 54 km en tout électrique. L’Outlander PHEV peut théoriquement parcourir jusqu’à 54 km en tout électrique. Le moteur thermique prend le relais lorsque les batteries sont déchargées ou à haute vitesse.
  • Huit ans de garantie. L’Outlander PHEV bénéficie d’une garantie de 8 ans ou 160 000 km sur la batterie de traction, en complément de la garantie classique de 5 ans ou 100 000 km. De quoi rouler l’esprit serein.
  • 39 900 euros. C’est le nouveau prix d’entrée de l’Outlander PHEV (à partir de).

Seul au monde…

Grâce à son repositionnement tarifaire, l’Outlander PHEV est désormais seul au monde dans la catégorie des SUV généralistes. C’est bien simple, avec un prix de départ de 39 900 euros (moins 1 000 euros de bonus), c’est le SUV hybride rechargeable le plus abordable aujourd’hui. La concurrence est à la peine, d’autant que les SUV de ce type restent l’apanage des constructeurs premium. Certes, ils sont plus puissants, mais également beaucoup plus onéreux, à l’image du BMW X5 xDrive, qui démarre à 75 150 euros, ou encore de l’Audi Q7 e-Tron, à partir de 83 260 euros.

Driss Abdi