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©Men's Fitness

Qualifié par la NBA de « plus grand joueur de basket-ball de tous les temps », le basketteur américain Michael Jordan aurait pu ne jamais fouler les parquets s’il n’avait pas appliqué sa règle des 4C. Inspirez-vous de ses conseils de réussite.Pour réussir ce que l’on entreprend, il s’agit, selon Michael Jordan et le coach Daniel Penissard, de cultiver chaque jour de notre vie la règle des 4 C. C comme Courage, Confiance, Compétences et Constance. Explications. 

C1Courage

On le sait mais on y revient toujours : le talent seul ne suffit pas. Il faut savoir bosser dur et longtemps pour gagner encore. Garder le rythme, tenir la distance et surtout, ne pas lâcher l’affaire. Comme le souligne un haïku précieux : tomber sept fois, se relever huit. Tout cela suppose en effet un courage de longue haleine. Alors qu’il est en deuxième année de lycée, le jeune Michael est ainsi refoulé de l’équipe de basket. L’entraîneur lui conseille même d’abandonner jusqu’à l’idée de jouer en lui dégainant en substance : « Tu ne réussiras jamais dans ce sport ! » Celui qui deviendra Sa Majesté des Airs rentre alors chez lui avec une détermination sans égal et demande à sa mère de lui acheter un ballon. Parce qu’on lui a dit exactement le contraire, Jordan fera le choix de réussir dans ce sport. Sa détermination devient alors très concrète et se structure autour d’un objectif très précis : entre 5 heures et 9 heures du matin, chaque matin, il s’entraînera seul dans un gymnase avec son ballon jusqu’à devenir in fine, après moult aubes actives, le meilleur joueur de basket au monde, capable de rester dans l’air plus longtemps que les autres.      

Michael Jordan en 6 citations (qui font du bien) :

« Certains veulent que cela arrive, d’autres aimeraient que cela arrive et quelques-uns font que cela arrive. » 

« Les obstacles ne doivent pas t’arrêter. Si tu rencontres un mur, ne te retourne pas et n’abandonne pas. Tu dois comprendre comment escalader, traverser ou contourner le problème. » 

Michael Jordan
©Libre de Droit – Flickr

C2. Confiance

 La confiance en soi est évidemment indispensable pour qui veut réussir au basket – ou ailleurs – et celle-ci, selon Jordan, se construit à petits pas dans l’humilité. Pour se faire la main, le champion s’est d’abord entraîné sans relâche afin de réussir des paniers relativement simples à exécuter. De fait, chacun de ces « petits paniers » réussis renforçait la confiance qu’il avait en lui-même, tant l’habitude de réussir se cultive graduellement. Tel un pianiste qui ne saura composer un jour que dans la mesure où il aura cultivé sa confiance en lui en répétant inlassablement ses gammes, Michael Jordan souligne ainsi que pour chaque rêveur de l’impossible, il s’agit de commencer par mettre, contrairement aux idées reçues, la barre relativement basse. Les premiers doutes disparaissant ensuite, et il devient possible d’élever graduellement le niveau. 

« Si tu abandonnes une fois, cela peut devenir une habitude. N’abandonne jamais. » 

C3. Compétences

Pour le king du basket mondial, celles-ci s’acquièrent par un feu personnel et un travail régulier – soit l’exercice au quotidien – mais aussi par la formation continue auprès d’experts ayant objectivement réussi dans le domaine de sa propre passion. D’où la nécessité de se renseigner sur les vrais spécialistes d’un domaine avant de choisir son ou ses nouveaux mentors. Le plus souvent, des critères de réussite sont objectivement repérables. Ce nouveau maître que je veux choisir pour progresser, qu’a-t-il fait au juste dans mon domaine de prédilection et que peut-il faire encore ? Lorsque Michael Jordan choisit Dean Smith comme coach, il sait que celui-ci a été le sextuple champion NBA et qu’il a marqué ce panier qui a permis à la North Carolina de battre Georgetown pour gagner le prestigieux titre NCAA en 1982. Plus tard encore, Dean Smith deviendra un « second père » pour Michael Jordan. 

« Je pense simplement que j’ai acquis tôt l’habitude de travailler. On m’a toujours enseigné que pour atteindre un but que l’on s’est fixé dans la vie, on doit travailler dur et jusqu’à maintenant, j’ai toujours gardé ça en tête. » 

« Le jour où je cesse de m’améliorer est le jour où je quitte le jeu. » 

Michael Jordan
©Libre de droit – Flickr

C4. Constance

Pour tenir la distance quel que soit le domaine choisi, il faut avant tout aimer ce que l’on fait. Mais il s’agit également de se forger un cadre – soit un lieu, des horaires, et un emploi du temps – pour réussir et tenir la route durant des mois, et des années. « Travail, autodiscipline, santé et réussite » est un bon quartet. A burning desire, an indomitable win, un excellent duo. Le champion américain, aujourd’hui âgé de 55 ans et retraité depuis 2003, avait d’ailleurs une règle d’or: ses faiblesses, il en faisait des forces en les reconnaissant puis en les travaillant minutieusement jour après jour. Au lieu de se plaindre ou de se trouver des excuses pour justifier ses points faibles, Jordan se fixait de nouveaux objectifs pour décrocher de nouvelles compétences à partir de ses fragilités. S’il manquait par exemple de force physique pour battre une équipe adverse, il allait soulever de la fonte…entre 7 heures et 8 heures du matin. Le désir de gagner ? Il est chez ce joueur indéfectible et constant. A l’âge de 50 ans, il continuait à s’entraîner et si un jeune basketteur venait à le défier, alors MJ relevait le gant avec un plaisir intense et renouvelé, s’entraînant de plus belle. Ou l’art de cultiver les défis à tout âge et de les gagner haut la main. Last but not least, Michael fut également un joueur d’équipe fabuleux, devenant le meilleur joueur du monde tout en rendant ses coéquipiers meilleurs. Intelligence fulgurante et collective à tous les étages. 

« J’ai manqué plus de 9 000 paniers dans ma carrière. J’ai perdu près de 300 matchs. 26 fois on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et je l’ai manqué. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et pour cette raison-là aussi, j’ai réussi. »