Sponsor officiel de la Fédération française de hockey sur glace depuis trois ans, le spécialiste suisse des montres Tissot est récemment passé au rang de partenaire principal. À cette occasion, quelques privilégiés ont été conviés à une petite séance d’essai sur la glace de Bercy…  

« Une expérience glacée ? »  Après tout, pourquoi pas, l’idée semble plaisante. En tout cas sur le papier, parce qu’une fois poussées les portes du vestiaire, on en est déjà moins sûr… Première épreuve : enfiler l’équipement. Car on n’y pense pas forcément mais la transformation en mode hockeyeur est loin d’être une sinécure (notez d’ailleurs que la tenue complète d’un joueur professionnel pèse en moyenne 8 kilos, et 17 kilos pour un gardien). Un bon quart d’heure est alors nécessaire avant de comprendre toutes les subtilités d’ajustement des coudières, coque et autre jambières. On se pare ensuite du casque, de la crosse et des indispensables patins (excellente surprise, ils s’avèrent relativement confortables). À cet instant, et pour sa dignité, mieux vaut éviter de croiser son reflet dans un miroir, le total look hockeyeur sans la carrure d’un Cristobal Huet, ça ne le fait pas du tout ! Ainsi costumé, vient alors le moment tant redouté où il faut fouler la glace. On se toise.  On hésite. Puis finalement, on prend une grande respiration et on se lance. Bizarrement, les préoccupations stylistiques s’envolent, toute l’attention est focalisée sur une seule chose : éviter la chute, autant pour les fessiers que pour son amour-propre.  Vient alors le deuxième défi de la journée : patiner (ok, ça on s’en doutait un peu) avec une crosse entre les mains tout en faisant avancer un palet qui, franchement, fait encore bien ce qu’il veut ! Cela peut sembler très simple vu de son canapé ou des gradins, mais sur la glace, c’est une autre histoire. Surtout lorsque la séance de tirs au but arrive. Autant dire que le seul moyen de réussir à planter son palet dans les filets, c’est de supprimer le gardien. Et encore, peut-être, éventuellement, si vous êtes gentils… Comptez quelques glissades et humiliations avant de bien appréhender le déséquilibre qu’entraîne logiquement le geste du shoot planté sur des lames de patins. Après 30 minutes seulement d’entraînement, un petit break s’impose. On quitte la glace sur les rotules (une image bien sûr, rapport à l’amour propre) mais avec, il faut bien l’avouer, une certaine fierté d’avoir survécu. Et un immense respect pour tous les prof de la discipline dont la vitesse de déplacement et la maîtrise du palet nous apparaissent encore plus impressionnantes.