valais vélo tour
© Switzerland Tourism

740 kilomètres, 18 500 mètres de dénivelé positif, 25 ascensions, le tout réparti en 10 étapes : tel est en quelques chiffres le menu du Valais Vélo Tour, une boucle traversant les plus belles destinations du canton mise sur pied par le cycliste professionnel valaisan Steve Morabito, qui a participé à 13 grands tours (Giro, Tour, Vuelta). Remonté comme un coucou (suisse ?), Patrick Guérinet, notre rédacteur en chef, a pris l’option “à la carte” et est allé se frotter aux pentes hors catégorie du barrage d’Emosson, théâtre d’une arrivée d’étape du Tour de France en 2016. Reportage en vidéo.

Attention, il va falloir être costaud ! Programmée au départ de Sion, cette “grande boucle valaisanne” se décompose en 10 étapes allant de 41 km pour la plus courte à 107 km pour la plus longue, avec en moyenne 5 heures de vélo par jour et des dénivelés positifs pouvant dépasser les 2800 m pour les deux plus longues étapes, soit un niveau requis de cycliste confirmé.

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Profil Valais Vélo Tour

Découvrez le parcours complet et détaillé ici:

https://maps.valais.ch/fr/valais-velo-tour

Faites votre choix

Mais que les amateurs de grimpette plus “light” se rassurent, il n’est nullement besoin de s’engager sur les 10 étapes pour s’offrir des sorties mémorables. Terre de cyclisme par excellence, le canton du Valais, propose en effet aux amateurs de dénivelé tout un panel d’ascensions plus ou moins relevées, dans des décors extraordinaires, avec un ensoleillement quasi-garanti du fait des particularités climatiques de la région. Entre cols mythiques et ascensions spectaculaires répertoriées sous l’appellation Trophée des barrages, qui comprend huit itinéraires menant à des lacs de retenue tous plus beaux les uns que les autres, le choix sur un territoire aussi concentré est immense.

www.valais.ch/cycling

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© Col de la Furka

Barrage d’Emosson, souvenir du Tour de France

Après avoir hésité tant le menu est alléchant, j’ai décidé d’aller me frotter à l’ascension du barrage d’Emosson, au départ de Martigny. Un choix plus ou moins inspiré par les mots employés par Christian Prudhomme, patron du Tour de France, lorsqu’il décrivit fin 2015 durant la présentation du parcours ce qui serait le théâtre de l’arrivée de la 17ème étape de la Grande Boucle 2016, à Finhaut-Emosson : « Cette étape sur le toit des Alpes, dans un univers à la James Bond, ne ressemblera à aucune autre. » 007 à vélo, parfait pour moi ! Au programme, une ascension de 32 kilomètres surprenante par sa diversité de panoramas, partant de la plaine du Rhône pour culminer à 1965 mètres au fameux barrage, et sa vue panoramique sur le massif du Mont-Blanc.

Une fois sorti de Martigny, dès les premiers kilomètres, la large route du col de la Forclaz, parfait ruban de goudron, sillonne en larges lacets dans le vignoble, offrant un superbe panorama sur la vallée.

Le soleil est omniprésent, qui tape, et si le revêtement est parfait, donnant l’illusion de facilité, la pente, elle, est bien présente. Je prends de l’altitude, comme me le rappelle la vue sur la vallée, de plus en plus plongeante.

Après avoir atteint la limite supérieure des vignobles, et alors que Martigny ressemble à une petite maquette bien rangée, tout en bas dans la vallée, la route pénètre dans une forêt de mélèzes à l’ombre bienfaitrice. Un peu de fraîcheur, enfin…

1527 mètres d’altitude, le sommet est là, avec sur la droite un petit resto dont la terrasse me fait de l’œil. Mais je me contente de ma gourde d’eau, me réservant une halte pour le retour. La Forclaz avalé, je récupère le temps d’une courte descente vers le village de Trient puis suit la large route menant à Chamonix avant de bifurquer à droite et d’entamer la deuxième ascension du jour, à flanc de montagne.

Immédiatement, la route se fait plus étroite, tandis que surgissent peu à peu des décors montagneux dignes des grands cols des Alpes. Après la traversée du village de Finhaut, perché sur son promontoire, la montée se fait plus musclée, les mollets commencent à piquer et ma vitesse faiblit peu à peu.

A toute peine son bonheur, ma vitesse “supersonique” me laisse tout le loisir de lire les nombreux encouragements tracés à la peinture blanche sur le bitume, majoritairement à l’adresse de « Steve Morabito », le local de l’étape, mais également un énorme « Peter Sagan » orné d’un blason « Slovakia », vestiges du Tour 2016.

Mais plus que la route, c’est le panorama qui attire le regard, avec une enfilade de sommets couronnés de neiges éternelles et, tout au fond, le majestueux massif du Mont-Blanc.

Si les derniers hectomètres sont terribles, l’arrivée à 1965 mètres sur l’esplanade où, le 20 juillet 2016, s’imposa en solitaire le Russe Ilnur Zakarin (Steve Morabito se classa 9e ce jour-là), est somptueuse.

Trônant sur le lieu, un dinosaure coiffé d’un casque de cycliste jaune rappelle non seulement que le Tour est passé par là, mais également qu’Emosson est un des plus beaux sites d’empreintes de pas de « dinosaures » des Alpes, avec environ 800 empreintes recensées. Contrat rempli, je descends de mon BMC et repère vite mon nouvel objectif : la terrasse du restaurant d’altitude, pour une bonne bière réparatrice.

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© Switzerland Tourism

Une fois remis de mes émotions, je peux enfin contempler le panorama alpin à couper le souffle, et l’incroyable construction que constitue le monumental barrage inauguré en 1976, et son lac artificiel de plus de 5 kilomètres de long. Il ne me reste alors plus qu’à ré-enfourcher mon vélo pour retourner à la case départ. Une sacrée boucle qui restera parmi les plus belles ascensions de ma jeune « carrière » de cycliste.

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