Cropped shot of a man preparing a healthy meal at home

Qui a dit que pour être un sportif confirmé, il faut engloutir à chaque repas 3 steacks de bœuf. Voilà une idée reçue qui a la peau dure ! Pourtant, il est tout-à-fait possible d’obtenir un excellent niveau sportif tout en cessant sa consommation de viande

Devenir végétarien : votre corps dit oui !

Non, vous n’allez pas être sans force si vous devenez végétarien. Votre apport en protéine peut être identique, et votre apport énergétique globale inchangé. En outre, ces apports seront bien moins toxiques que ceux d’une personne consommant des protéines animales.

Sachez qu’en associant une légumineuse et des féculents, vous obtiendrez une excellente ration de protéines, comportant l’ensemble des acides aminés essentiels. Par exemple, prévoyez une assiette riz complet-lentilles lors du repas complet post-entrainement, et vous disposerez de toute la protéine qu’il vous faudra pour bâtir du beau muscle. D’autre part, votre consommation sera intelligente : en effet, riz complet comme lentille vous fourniront en même temps tous les glucides dont vous avez besoin pour recharger les réserves de glycogène musculaire. D’une pierre deux coups !

Certains aliments d’origine végétale sont d’excellentes sources de protéines. Le soja et le tofu en premier lieu. Si le tofu peut avoir un goût fade peu agréable lorsqu’il est acheté nature, vous pouvez le fumer légèrement à l’huile d’olive, et l’inclure à vos plats, quels qu’ils soient, pour une saveur délicieuse ! Si vous souhaiter affiner votre silhouette et muscler votre corps, alors c’est la protéine de soja déshydratée qu’il vous faut. Présente dans tous les commerces bio, sa préparation est facile et rapide.

Comme quoi, il vaut parfois mieux savoir tourner le dos aux idées préconçues. Carl Lewis ou Bode Miller sont végétariens. Pensez-vous un instant qu’ils le seraient devenus si leurs performances étaient amoindries ? Alors, dites oui à la protéine végétale !

Le modèle carné : dépassé

Outre la performance sportive, l’aspect environnemental de la chose est central. Le modèle carné a vécu. Il n’est plus d’actualité. Non pas que la mode ait changé. Il s’agit d’un constat d’urgence. Nous ne pouvons réclamer à notre planète plus ce qu’elle a à offrir. Comment diable soutenir qu’il est viable de continuer à manger le plus de viande possible lorsqu’il faut 15000 litres d’eau pour produire… 1kg de bœuf.

De même, le coût pour la biodiversité ne cesse de s’alourdir. Pour des raisons de productivité toujours accrue, le bétail n’est plus nourri à l’herbe des pâturages, mais reste cloîtré, engraissé au fourrage de basse qualité. Voilà pourquoi aujourd’hui, trois cultures (blé, maïs, soja) se partagent une immense part des terres arables dans le monde. Voilà qui a tué les cultures vivrières des pays en développement, et fait disparaître des centaines d’espèces de céréales dans des écosystèmes variés.

Tout cela sans parler de l’effet néfaste des protéines animales sur notre corps. L’acidité qu’elles occasionnent dans notre organisme perturbe le pH sanguin, et affaiblit nos réserves alcalines. Ce sont alors nos dents, nos cheveux et nos ongles qui en payent le prix. Alors, si le cœur vous en dit, devenir végétarien ne vous empêchera jamais de suivre un programme sportif musclé !