Le pain reste l’un des premiers aliments exclus par les personnes au régime. À tort !

HALTE AUX IDÉES REÇUES
LE PAIN FAIT GROSSIR

FAUX
Aucun aliment en lui-même ne fait grossir. Seul l’excès peut perturber l’équilibre alimentaire et ainsi participer à une prise de poids.

TOUS LES PAINS ONT LA MÊME COMPOSITION NUTRITIONNELLE
FAUX
La composition nutritionnelle des pains varie notamment selon le degré de raffinage des farines. Plus les farines sont complètes, plus elles sont riches en protéines, fibres, sels minéraux et vitamines du groupe B.

AU PETIT DÉJEUNER, IL VAUT MIEUX PRIVILÉGIER LE PAIN AUX VIENNOISERIES ET AUTRES CÉRÉALES
VRAI
Au quotidien, il est préférable de consommer du pain plutôt que des viennoiseries riches en graisses : un croissant apporte 10 grammes de lipides, alors que le pain a une faible teneur en lipides. Attention toutefois à prendre en considération ce que l’on y ajoute (beurre, confiture…). Au même titre que le pain, les biscottes ou certaines céréales contribuent à la couverture des besoins nutritionnels, mais elles représentent un apport en glucides simples plus élevé que le pain, au détriment des glucides complexes. Source : Observatoire du pain.

COMMENT CONSOMMER LE PAIN ?
« Les hommes ont des besoins nutritionnels supérieurs à ceux des femmes. Les féculents, dont le pain, peuvent ainsi être consommés à chaque repas, assure le Dr Pascal Modaï. Mais attention, un morceau suffit, et sans aucun ajout dessus (beurre, fromage…). On conseille en général 50 grammes de pain par repas. Au petit déjeuner, comptez un peu plus, environ un tiers de baguette, soit 120 grammes (jusqu’à 140 grammes pour un sportif). Après, c’est aussi en fonction du repas : inutile de manger du pain avec un plat de pâtes ! »

LE PAIN EN QUELQUES CHIFFRES
129,5 g par jour et par personne : consommation moyenne de pain en France (2010).
De 100 à 150 g pour une femme et de 150 à 200 g pour un homme : consommation quotidienne de pain recommandée.
98 % des Français affirment manger du pain tous les jours.
60 % des Français réduisent leur consommation de pain ou l’excluent de leurs repas en période de régime.

L’INDEX GLYCÉMIQUE, KESAKO ?
Exit la traditionnelle – et désormais obsolète – classification des aliments contenant des glucides en sucres lents et sucres rapide. On parle aujourd’hui d’index glycémique. Il s’agit en fait d’une unité de mesure (comprise entre 0 et 100) qui évalue la capacité d’un aliment à faire monter le taux de sucre dans le sang. Autrement dit, son pouvoir hyperglycémiant. Le glucose servant de référence, un index glycémique de 100 lui a été attribué. Plus cet index glycémique est élevé, donc proche de 100, plus la glycémie augmente rapidement dans le sang.
À l’inverse, plus il est bas, plus la disponibilité en glucose est longue, ce qui permet à l’organisme de tenir jusqu’au prochain repas.
Une étude menée en 2004 par l’Observatoire du pain a mis en lumière les déterminations des index glycémiques de différents pains français :
Pain intégral (noir) : 35
Pain au son : 45
Baguette de tradition française : 57
Baguette courante française : 78
Boule de pain français fermentée au levain : 80
Boule de pain français fermentée à la levure : 81
Boule de pain complet français : 85 Pain de mie : 85
Pour faire simple, si vous voulez éviter la fringale de 11 heures, optez pour une « tradi » au petit déjeuner.

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Et n’oubliez pas :
– Sexe ou pas ?
– Ne vous laissez plus dominer par la peur
– Soignez vos cheveux