Devenir Daredevil en un mois – par Charlie Cox – Men's Fitness Magazine

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Vous avez dû également attaquer les arts martiaux?

Pour la boxe et les arts martiaux, il fallait trouver le temps. J’avais un coach dédié à ces activités. J’avais environ deux séances par semaine pour apprendre des techniques de poings et de coups de pied. Et pour appréhender différents sports de combat. J’ai aussi passé beaucoup de temps à travailler avec ma doublure. Il connaissait énormément de techniques et je l’ai beaucoup observé, interrogé et écouté. C’était un challenge assez excitant, mais cela reste difficile quand tu ne possèdes pas la technique, ce qui est mon cas. Ce sont des choses qui peuvent prendre des années à acquérir. L’idée, c’était qu’on puisse m’utiliser au maximum durant le tournage, mais quand les scènes devenaient trop techniques, on tournait avec ma doublure.

La boxe, ça vous a plu?

J’ai été assez surpris des progrès que j’ai pu faire, même si je suis encore très loin du compte. La boxe, c’est vraiment sympa, c’est un entraînement génial. Lors du tout premier épisode, il y avait une scène où je devais taper dans un punching-ball, ce que je n’avais jamais fait de toute ma vie. Les boxeurs frappent en protégeant toujours leurs côtes et leurs têtes, et c’est un truc peu évident à acquérir. Moi, je me suis mis à taper, point barre! Surtout que je suis acteur donc, par nature, je n’ai pas tendance à me protéger, à me cacher, au contraire, je suis là pour montrer! Mais mon personnage est fils de boxeur, il est censé connaître ces techniques de base. Donc j’ai dû passer beaucoup de temps à intégrer le fait de me protéger.

Les scènes de combat, c’est compliqué à tourner?

Le plus dur dans une scène de combat, c’est la chorégraphie. Il faut passer beaucoup de temps à apprendre les mouvements et à les répéter avec le partenaire. Il y a un coordinateur qui écrit la scène, l’imagine et participe à sa réalisation. Moi, je travaillais ces scènes avec ma doublure, histoire de bien intégrer les mouvements, les enchaînements et de me sentir à l’aise. Et quand on tourne, il faut s’échauffer sérieusement puis exécuter les mouvements bien mémorisés.

Vous avez aimé ça, la baston?

J’ai adoré! Il y a une scène de bagarre dans mon appartement, où des meubles sont brisés, notamment une table basse sur laquelle je suis projeté. Tous ces meubles sont bien sûr en balsa et explosent au moindre choc. Nous avions trois tables basses en stock. C’est ma doublure qui a tourné la première prise car cela peut s’avérer dangereux. Cette première prise a été parfaite. Du coup, j’ai demandé si je pouvais tourner une prise moi-même. Il y a donc une prise où c’est bien moi qui atterris sur la table basse!

Vous étiez bagarreur plus jeune?

Pas du tout! J’ai beaucoup joué au rugby et c’est assez agressif comme sport. Mais je n’ai jamais été un fan de baston. Est-ce que le rugby m’a aidé dans tout ce travail? Oui, le rugby a quelque chose d’un sport de combat. Quand tu plaques un joueur, avec ta tête proche des jambes de l’adversaire, il faut être solide. Il y a des moments dans les scènes de bagarres où l’on va au sol et, dans ces moments-là, clairement, le rugby m’a aidé.

Une fois le costume de Daredevil remisé au placard, allez-vous poursuivre ce type d’entraînement ?

J’ai adoré ça! Je continuerai sûrement, peut-être pas à une telle cadence, mais il est probable que je poursuivrai. J’aime me sentir bien, me sentir plus fort. J’aime la sensation après l’entraînement. Pendant les tournages je m’entraînais le matin et, du coup, la fatigue passée, j’étais en super forme sur le plateau. Sur la deuxième saison, on verra bien ce que ça donne, mais à mon avis il faudra mettre encore un cran plus haut. Matt Murdock réalise qu’il est vraiment devenu Daredevil et exploite pleinement ses capacités, ça va être encore plus relevé!