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Donner des conseils nutritionnels pour être en bonne santé ne peut s’arrêter à de simples indications sur la valeur nutritive des produits. Difficile de s’y retrouver dans la jungle industrielle à laquelle nous sommes confrontés chaque jour au moment de faire nos courses. Aussi, tous les grands principes ne peuvent trouver application qu’à une seule condition : savoir décrypter les étiquettes des produits alimentaires, et déjouer les pièges qui sont nombreux.

Pour rendre votre palais accro à leurs produits, les grandes firmes de l’agro-alimentaire ont d’année en année élaboré une stratégie infaillible : ajouter dans chaque préparation sucre, sel et gras en quantité calibrée. Le but : déclencher dans notre cerveau un sécrétion de dopamine si importante que nous en développerons une addiction certaine. Aussi, pour éviter de devenir la vache à lait d’un système qui n’a que faire de notre santé, il s’agit de savoir distinguer les produits qui nous veulent du bien ou du mal grâce à leurs étiquettes.

Première mission : repérer la présence de sucres ajoutés. Car les industriels sont malins, ils cachent la présence de ces ajouts intempestifs. Vous pensez consommer un produit sain, quand en réalité celui-ci regorge de sucres blancs qui feront bondir votre glycémie, puis votre taux d’insuline, l’hormone de stockage du gras. Alors n’hésitez pas : devenez un trackeur de sucres cachés. Tous les ingrédients terminant par « ose » sont des sucres. Les plus courants : glucose et dextrose. De même pour les sirops de tout genre. Ainsi, bannissez les produits comportant du sirop de glucose, du sirop de maïs. Sachez, à titre d’exemple, que ce dernier a un index glycémique de 115, lorsque celui du glucose est de 100.

Prenez bien soin de vérifier tous vos produits. En effet, même le sucre se cache parfois dans des endroits « insoupçonnés ». Ainsi, il n’est pas rare d’en retrouver dans les cassoulets, les petits salés aux lentilles, les lasagnes… À tel point que le surimi comporte plus de glucides que de protéines ! Un comble…

Deux compères accompagnent le sucre dans de très nombreux produits : le sel et le gras. Leur utilité est énorme pour les chaines de la grande distribution. Le gras alourdit la préparation. Une portion de viande composée à 20% de gras sera bien plus rentable pour l’industriel. Il vous faut également apprendre à distinguer le bon gras du mauvais gras. Privilégiez les produits mentionnant peu ou pas de graisses saturées. Inutile de se priver de gras. Les acides gras insaturés ou polyinsaturés sont précurseurs des hormones stéroïdiennes responsables de la combustion des graisses et de la prise de muscle. Ainsi, portez-vous vers les produits comportant des omega-3, des graisses qui favorisent les réactions immunitaires dans le corps.

Quant au sel, ne vous laissez pas abuser par les étiquettes. Les industrielles tentent de dissimuler la forte teneur en sel de leurs produits. Cet ingrédient est encore une fois des plus rentables. Il permet de retenir l’eau et donc d’alourdir le produit. Les protéines animales des plats préparés en regorgent. Sur les étiquettes, vous noterez que c’est la teneur en sodium qui est indiquée. Et pour cause, pour obtenir la teneur en sel du produit, il convient de multiplier la teneur en sodium par 2,5. Primordial, quand on sait que l’excès de sel est responsable d’une épidémie sans précédent d’hypertension.

Hormis le sucre, le sel et le gras, il existe d’autres pièges à éviter. Quelques astuces permettent de s’en sortir sans trop de difficulté. Tout d’abord, il vous faut éviter les produits dont la liste d’ingrédients est trop longue. Cela trahit un raffinage à outrance. D’autre part, optez pour des aliments riches en fibres. Ceux-ci garantissent une excellente santé de l’intestin, en plus de ralentir l’absorption des sucres. Ce qui vous permettra d’observer une glycémie plus stable. En parallèle, bannissez les plats préparés où pullulent les additifs alimentaires. Une règle : pensez « E » comme éviter. Ainsi, les additifs commençant par la lettre « E » sont souvent des perturbateurs endocriniens et cancérigènes notoires. Certes en doses infimes, mais c’est l’exposition chronique qui fait la différence.

Vous le voyez, le bien-être passe par le décryptage attentif de l’étiquetage des produits alimentaires. L’avantage est que très vite, cela devient une habitude. Vous ne tarderez pas à devenir un vrai expert. Et c’est peut-être là que le bât blesse. Pourquoi diable faut-il faire preuve d’expertise pour savoir ce qui se retrouve dans notre assiette ? Il faut donc soutenir toutes les initiatives visant à simplifier la jungle des étiquettes, comme la proposition d’un logo nutritionnel unique que bien entendu, les industriels combattent de toutes leurs forces.