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Il existe quelques idées reçues sur les protéines : bonnes pour la santé, les végétariens en manquent… Mais connaissez-vous vraiment les différentes protéines existantes et leurs effets ? Car trop de protéines, et surtout de protéines animales, est néfaste pour l’organisme

Protéines animales et végétales

Il est important de faire le distinguo entre les protéines animales et les protéines végétales. A la base, guère de différence : les deux ne sont qu’un assemblage de 22 acides aminés, dont seuls l’ordre et la longueur varient. Au moment de franchir la barrière intestinale, elles sont dégradées et décomposées en autant d’acides aminés qu’elles comptaient. C’est ici qu’elles se distinguent réellement.

Sur les 22 acides aminés, seulement 8 sont essentiels. Ce clan des huit ne peut être synthétisé par l’organisme. Conséquence : c’est à vous de les lui apporter grâce à votre alimentation. Or, les protéines animales contiennent ces huit acides de manière équilibrée, au contraire des protéines végétales. Voilà pourquoi les raisonnements simplistes (et malheureusement par trop relayés) concluent à des carences pour les végétariens. C’est faux ! Un végétarien ne manquera de rien s’il associe légumineuse et céréale dans un même repas (voire dans la journée), les deux se complétant parfaitement pour garder à l’équilibre la balance des apports nutritionnels. Exemple : du soja avec du riz, du riz et des lentilles ou encore des pâtes associées à des haricots rouges. Veillez à respecter quelques règles néanmoins. Laissez tremper les légumineuses pour les nettoyer de l’acide phytique contenu dans leur enveloppe (cet acide rend la digestion plus compliquée) et ne pas dépasser les portions suivantes : 2/3 de féculents, 1/3 de légumineuse.

L’œuf, parfaite source de protéine

Nous tenons une caractéristique de nos ancêtres préhistoriques : celle d’avoir des intestins plus proches des herbivores que des carnivores. Des intestins très longs, ce qui fait que les aliments que l’on ingère y restent longtemps afin d’en puiser les nutriments. Si on consomme beaucoup de viande, celle-ci s’entasse et entre en putréfaction. Nous ne possédons pas l’enzyme pour traiter l’acidité des protéines animales en assez grande quantité. Des dégâts en chaîne sont alors provoqués dans l’organisme,et notamment un surplus d’acidité extrêmement nocif – voire mortel – à terme. Evitez donc absolument les régimes hyperprotéinés, très dangereux pour notre organisme.

En source de protéines, les œufs sont conseillés. Il n’existe aucune contre-indication médicale à en consommer régulièrement, même quand on a du cholestérol. Nous en fabriquons naturellement et l’alimentation n’en apporte que très peu. Il est même nécessaire à notre organisme car il s’agit d’un composant indispensable des membranes cellulaires. Mais surtout, les œufs apportent tous les acides aminés en parfaite quantité. Cependant, ils se montrent aussi acidifiants que la viande et il ne faut donc pas en prendre à tous les repas. Comme pour toute protéine animale, suivez la règle : une par jour au maximum.