Polyvalentes, puissantes, accessibles : les « petites sportives » ont de quoi séduire. Les constructeurs l’ont bien compris, et chacun y va de son modèle. du simple maquillage sportif à la véritable voiture de course capable de s’exprimer sur circuit, voici notre sélection, histoire de garder le rythme même après la salle de sport.

ALFA MITO QUADRIFOGLIO VERDE
LA CLASSE ITALIENNE
Un nom à rallonge, mais un moteur turbo 1,4 l de 170 ch. La petite Alfa, bien campée sur ses jantes 18 pouces, pourrait bien vous faire gagner du temps !
Les magnifiques sièges baquet vous mettent tout de suite dans l’ambiance sportive. Mais sport et confort ne riment pas toujours, et dès la première bosse, vous en ferez le constat. Malgré son moteur de 170 ch, la petite Alfa distille de bonnes sensations, et avale le 0 à 100 en 7,5 secondes, dans une sonorité agréable. Sans avoir besoin de tutoyer des vitesses prohibées, on s’amuse à sauter de virage en virage.
Quand le rythme s’accélère vraiment, la MiTo affiche toutes ses faiblesses avec une direction qui manque de précision et un châssis taillé pour une conduite dynamique sur route et non sur circuit. Comme toute bonne Alfa, elle est équipée du DNA ; le mode « natural » vous facilitera la conduite de tous les jours, tandis que le mode « dynamique » mettra toute la puissance à disposition. Enfin, le mode « all weather » limitera les risques sur terrains difficiles avec des aides à la conduite plus présentes. Disponible à partir de 22 400 euros, la MiTo version vitaminée fait avant tout payer son côté sensationnel et italien sans forcément en avoir les qualités. Rare sur nos routes, elle séduira les originaux et ceux qui veulent entrer dans
la grande famille Alfa.

CITROËN DS3 R
SPORTIVE DE BOBO
Sébastien Loeb et sa Citroën DS3, véritable légende du WRC, ont fait rêver nombre d’amateurs. On attendait donc beaucoup de ce modèle civil. Dans sa magnifique robe noire et orange, la DS3 annonce clairement et fièrement la couleur. Du carbone, des jantes noires 18 pouces… Même votre vieille voisine à la vue fatiguée comprendra qu’il ne faut pas vous chauffer au feu rouge.
À l’intérieur, sièges baquets, insert en faux (mais quand même beau) carbone, plaque DS3 Racing et stickers : Citroën n’a pas fait dans la demi-mesure, mais reste dans les limites du bon goût.
La finition est soignée. Seules les places arrière y perdent, largement amputées par les énormes sièges baquets en cuir et alcantara. Motorisation THP poussée à 202 ch, mais boîte de vitesses qu’il faudra passer à la main, comme papa dans sa jeunesse lorsqu’il arpentait les routes avec son AX GTI.
Le temps de faire chauffer le moteur, on découvre une voiture qui sait se montrer docile en ville avec un confort ferme mais correct, seules la lame avant en carbone et les énormes jantes vous empêcheront de monter sur les trottoirs. On passe du 0 au 100 en 6,5 secondes. le train avant fera de son mieux pour maintenir l’adhérence sans toujours y arriver, mais on atteint les 170 km/h rapidement, alors que la quatrième n’est pas encore enclenchée.
Trop silencieuse pour une sportive, bien posée sur la route, la DS3 n’offre pas les sensations que l’on espérait, mais cela n’enlève rien à son efficacité. Sur circuit, on goûtera à ses excellents freins Brembo et à sa direction électrique bien précise.
Véritable sportive aux accents bourgeois, cette DS3 coûte 29 900 euros. Certains trouveront le prix élevé pour une petite française, mais pourquoi les Allemands seraient-ils les seuls à pouvoir sortir des petites voitures à des tarifs excessifs ?

RENAULT CLIO RS
LE MAILLOT JAUNE
Après le lancement de la nouvelle Clio IV, les plus énervés d’entre nous attendaient avec impatience la version revisitée par les ingénieurs de Renault Sport. Afin de réduire la consommation et les rejets de CO2, comme beaucoup de constructeurs, le constructeur succombe au downsizing. Adieu donc au 2,0 litres atmosphérique, le cœur de la nouvelle Clio RS est animé par un 1,6 l turbo.
La puissance reste la même, 200 ch, mais le couple évolue de 215 Nm à 240 Nm et la nouvelle version affiche 25 kg de moins sur la balance. L’autre évolution majeure est la boîte de vitesses. La Clio RS est livrée uniquement avec la nouvelle boîte automatique à double embrayage EDC avec palettes au volant ! Douce et rapide, c’est un pur régal !
Au niveau des sensations de conduite, la nouvelle RS est plus sage que son aïeule, le moteur plus linéaire et un peu moins raide. Elle dispose des modes Sport et surtout Race qui, en plus de déconnecter l’ESC (Electronic Stability Control) et le dispositif antipatinage ASR, vous proposera une cartographie plus agressive et surtout une boîte de vitesses capable de rivaliser avec les meilleurs GT du marché en passant les rapports en 150 ms. Et si vous en voulez encore plus, Renault propose, moyennant 600 euros, l’option CUP : le châssis est rabaissé, les jantes passent en 18 pouces noir brillant et les étriers de freins en rouge. Les sièges enveloppants sont
de bonne qualité, mais la finition laisse à désirer.
Pour se démarquer des Clio standard, la voiture est équipée d’un diffuseur arrière avec deux sorties d’échappement, d’un becquet. À l’avant, une lame fait son apparition et les feux de jour à LED descendent de la calandre aux pare-chocs.Et si le magnifique jaune Sirius vous fait craquer, sachez qu’il s’agit d’une option à 1 600 euros tout de même ! Véritable machine à sensations, la nouvelle Clio est disponible à partir de 24 990 euros, mais on regrette la finition, trop faible par rapport à celle de ses concurrentes.

SEAT IBIZA CUPRA
SPORTIVE ACCESSIBLE
Contraction de « Cup » et « Racing », l’appellation Cupra est bien connue des amateurs de voitures sportives. Mais le cru 2013 est-il à la hauteur de cette réputation ?
La première chose qui frappe, c’est la discrétion de ce modèle. Les connaisseurs sauront reconnaître les deux ou trois éléments extérieurs signifiant son caractère, mais Seat a fait dans la sobriété. L’intérieur aussi manque cruellement de sportivité. Un petit drapeau, des surpiqûres rouges : si votre mère possède déjà une Ibiza standard, elle pourrait sans doute confondre les deux voitures.
Pour trouver de la sportivité dans cette sportive, il faudra chercher du côté du moteur. Logique ! Avec son 1,4 l turbo de 180 ch emprunté à ses cousines du groupe Volkswagen, la petite espagnole a besoin de 6,9 secondes pour atteindre les 100 km/h. Et si vous êtes en mesure de faire un tour sur circuit ou d’emprunter quelques-unes des autoroutes allemandes sans limitations de vitesse, vous pourrez apprécier sa vitesse max de 228 km/h.
Les premiers tours de roues se font au rythme tranquille de l’excellente boîte double embrayage DSG sept rapports. La petite Seat se révèle confortable et maniable malgré des suspensions plus fermes.
À la première sollicitation, le moteur répond bien et offre de bonnes accélérations dans une sonorité rauque. Les virages s’enchaînent. Maintien au rendez- vous dans de très bons sièges baquets. Le châssis se montre efficace, mais on regrette quand même le manque de fun de la voiture. La rigueur allemande est aussi passée par là !
Même si la direction manque un peu de précision, on se fera plaisir sur les freinages (avec les étriers AP en option), en se disant que 21 500 euros, c’est peut-être le prix d’une voiture sportive, mais pas celui d’une véritable bombinette.

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Et n’oubliez pas :
Sexe ou pas ?
Ne vous laissez plus dominer par la peur
Soignez vos cheveux