Kymco Benjamin Royer
© Multishot Production

Troquer sa moto pour un scooter, une hérésie ? Pas tant que ça quand il s’agit d’un usage urbain où les aspects pratiques priment. Pour s’en convaincre, nous avons confié le Kymco Xciting S400i à Benjamin Royer, influenceur spécialisé en auto/moto, lors d’une journée en région parisienne.

Abandonner sa moto pour un (gros) scooter ?

10 H 30, GARE DE CHANTILLY

À peine sorti sur le parvis, Benjamin repère le Kymco Xciting S400i et me décoche un clin d’œil complice avant de s’approcher de la « bête » pour la « renifler ». Premier constat : il n’aura pas besoin d’enfiler sa combinaison et ses bottes de moto pour tous les déplacements qui vont rythmer cette journée d’essai, un simple pantalon et des chaussures de ville suffiront, les jambes n’étant pas exposées grâce au tablier qui assure une protection bien efficace. Ça change du harnachement habituel ! En revanche, outre le casque et les gants, qui sont obligatoires pour conduire un deux-roues motorisé, un blouson avec des protections adéquates n’est pas de trop. Heureusement, les équipementiers proposent des modèles conçus pour le scooter, avec un look plus urbain et passe-partout qu’un blouson de Grand Prix.

SOUS LES ROUES, LES PAVÉS

Libre de son emploi du temps avant le déjeuner, Benjamin en profite pour se balader en ville. Certaines rues affichent une chaussée en mauvais état mais les suspensions absorbent les imperfections de la route tandis que la selle très moelleuse garantit le confort, même sur les longues distances. Un petit tour du côté du château, histoire de jouer les touristes et de profiter de la vue. Je sens le pilote très à l’aise sur le S400i, mais également intrigué par la fonction GPS. Il est temps de lui en révéler les secrets…

JAMAIS PERDU

Kymco Benjamin Royer
© Multishot Production

En effet, pas besoin d’acheter un GPS dédié à la moto ou un support pour smartphone: l’écran central du Kymco Xciting S400i peut basculer son affichage du compteur de vitesse au GPS connecté à l’application Noodoe installée sur votre téléphone mobile. Il suffit de saisir son adresse de destination sur ce dernier et de se laisser guider. L’écran profite d’une luminosité élevée, ce qui lui permet d’être toujours bien lisible, même avec le soleil dans le dos. En guise d’exercice, nous rentrons l’adresse du restaurant qui nous attend. Il n’y a plus qu’à se laisser guider…

PAUSE DÉJEUNER

Aucun souci pour se garer juste devant l’établissement en scooter, chose inconcevable en voiture. Là encore, le S400i montre son avantage face à la moto : gants et casque viennent prendre place dans le coffre sous la selle pour aller s’attabler sans s’encombrer. C’est également l’heure d’un premier débrief avec Benjamin, qui me confie : «Je l’ai trouvé pratique car malgré le fait que ce soit un scooter et, même si on a fait uniquement de l’urbain, je sens qu’il a de la puissance et qu’il devrait bien se comporter en extra urbain. J’ai hâte de voir ça.»

MISE AU VERT

Une fois le déjeuner engloutit, vient l’heure d’une balade sur les routes de campagne et en forêt. Si la moto offre plus de puissance et un châssis taillé pour les enchaînements de virages, le Xciting S400i n’est pas en reste quand il s’agit de s’amuser. Le moteur de 400 cm3 est suffisant pour arriver rapidement à la limitation de vitesse et le couple offre de belles reprises en virage. Pour ne rien gâcher, le châssis affiche une rigidité suffisante pour garder le cap en courbe.

Kymco Benjamin Royer
© Multishot Production

PROTECTION MAXIMALE

Mais l’heure tourne et il est bientôt temps de mettre le cap vers la capitale, Benjamin ayant un train à prendre gare d’Austerlitz. Ce parcours de fin de journée est idéal pour tester en conditions réelles la polyvalence du scooter. L’autoroute A1, puis l’A3 lui permettent d’éprouver l’engin lorsque la vitesse autorisée est de 110, puis de 90 km/h. Les 35 chevaux et le couple de 37,7 Nm sont parfaitement adaptés à l’exercice. De plus, de par sa conception, le S400i assure une protection incomparable face à une moto. Outre le tablier qui protège efficacement les jambes et le bas du corps, le pare-brise évacue le flux d’air au-dessus de sa tête. Petit détail pratique bien utile, celui-ci est réglable manuellement sur deux positions : haute ou basse. Pas besoin d’outils mais l’opération doit se faire à l’arrêt pour utiliser ses deux mains.

Découvrez le test du Kymco Xciting S400i en vidéo !

SE JOUER DESEMBOUTEILLAGES

Une fois arrivé porte de Bagnolet, Benjamin se lance sur le périphérique parisien. Il y circule avec aisance, remontant les files jusqu’à la porte de Bercy, à une vitesse limitée à 70 km/h. Il ne reste alors plus qu’à longer les quais de Seine, où le S400i s’insère avec facilité dans le flux des voitures, ses dimensions, comparables à celles d’un 125 cm3 , lui permettant de se faufiler pour se jouer des embouteillages. Mais de cet épisode urbain, vous ne verrez hélas aucune photo, le photographe, en voiture, étant resté englué dans le trafic, loin, très loin derrière notre testeur du jour.

L’HEURE DU VERDICT

Benjamin irait-il troquer sa moto après une journée au guidon du Kymco Xciting S400i ? «C’est un modèle qui me correspond effectivement. Il est plutôt plaisant tout en gardant le côté pratique d’un scooter, très accessible dans sa conduite, assez puissant sur autoroute et sécurisant à haute vitesse. Le prix étant très bien placé pour le niveau de prestation, je pourrais être tenté par l’achat. La fiabilité et le côté digital du tableau de bord sont à vérifier avec le temps, mais l’essai fut très positif pour moi.»